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Robotique : selon BCG, la nouvelle révolution industrielle a commencé. La France déjà en retard.

L’ère de la robotique commence à émerger au sein des secteurs industriels. Telle est la conclusion de l’étude portant sur la nouvelle révolution industrielle que représente la robotique publiée par le cabinet Boston Consulting Group (BCG).

Alors que le remplacement promis des ouvriers par les robots n’a pas eu lieu, BCG avance, dans cette étude de marché intitulée The Robotics Revolution, que le nombre de robots industriels vendus dans le monde va rapidement croître dans les prochaines années. En effet, le cabinet estime qu’aujourd’hui les robots effectuent autour de 10% des tâches des industries manufacturières au niveau mondial. Ces derniers sont utilisés essentiellement en Allemagne, aux Etats-Unis, au Japon, en Corée du Sud et au sein de secteurs industriels précis, dans lesquels le coût du travail représente la charge la plus importante, comme l’électronique et l’aéronautique. La baisse des coûts des robots et l’amélioration de leur performance viennent assurer une croissance annuelle de 10% dans l’industrie robotique. En raison de cette croissance et au regard des avancées consenties par le secteur, les robots devraient effectuer 25% des tâches dans les industries manufacturières d’ici 2025.

La recherche de gains de productivité justifie en partie la croissance soutenue de la robotisation des industries manufacturière : la généralisation de l’adoption des technologies robotiques devrait augmenter la productivité à hauteur de 30% selon l’étude. En adoptant une stratégie de robotisation, les entreprises participent à la baisse des coûts des robots. En effet, cette étude de BCG avance que cette nouvelle révolution va assurer cette baisse à hauteur de 22%, aux Etats-Unis, d’ici 2025, alors que la performance du secteur va continuer à croître.

Alors que les coûts de production demeurent élevés et que la main d’œuvre qualifiée vient à manquer, les investissements limités de la France en matière de robotique risque de lui faire perdre en compétitivité. La robotisation des industries manufacturières françaises se maintient à un rythme relativement lent : à l’heure actuelle, le taux d’utilisation des robots y est deux fois plus faible qu’en Allemagne ou au Japon. Cette position est à placer face à l’avancée de la Corée du Sud, à l’avant-garde dans l’adoption générale de la robotisation. En 2025, 40% des tâches effectuées dans les industries manufacturières devraient être effectuées par des robots en Corée du Sud, ce qui permettrait de réduire de près d’un tiers ses coûts de production.

Pour consulter l’étude de BCG, The Robotics Revolution, cliquez ici.

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