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Relocalisations en France : La DGCIS se penche sur un mouvement prometteur

Le Ministère du Redressement productif a conduit, en 2013, une étude* avec pour objectif, d’identifier les facteurs de la relocalisation dans notre pays. Les résultats de cette enquête ont été rendus publics par la DGCIS sous le titre « Les relocalisations : une démarche multiforme qui ne se réduit pas à la question du coût de la main-d’œuvre ». Comme le souligne les services du ministère, la dynamique de relocalisation est bien engagée. Trois logiques économiques sont mises en avant dans cette étude.

Dans un premier temps, les relocalisations d’arbitrage, qui sont opérées généralement par des grands groupes, visent à se rapprocher des fournisseurs voir des clients eux-mêmes, mais aussi de trouver de la main-d’œuvre qualifiée. Le coût du travail n’entre donc pas en ligne de compte dans cette approche ; d’ailleurs, ce cas de figure concerne avant tout les activités de recherche et développement.

Les relocalisations de retour concernent, quant à elles, les activités de production ayant connu une expérience de délocalisation décevante. En effet, de nombreuses sociétés ont constaté une inefficacité de leur recherche de moindres coûts de production du fait, notamment, des coûts cachés (défauts de fabrications, transports coûteux, etc.). En outre, la France apporte à ces entreprises des avantages liées aux questions d’image, pouvant inciter ce retour (label Made in France, opportunités et aides à l’investissement, meilleure maîtrise en matière de propriété intellectuelle, etc.).

Enfin, bon nombre de PME opère une relocalisation de développement dont le but est de développer ses produits, monter en gamme et améliorer la logistique avec une baisse des coûts de transport.

Concernant le corolaire supposé « relocalisation Vs création d’emplois », la DGCIS souligne dans ce document qu’il est pour le moment difficile d’en estimer l’impact.

Cependant, les relocalisations observées concernent souvent des activités de production pour lesquelles l’automatisation permet de faire face au coût du travail plus élevé en France, limitant ainsi le nombre d’emploi créé.

La DGCIS nuance tout de même son propos et relève que dans le cadre de relocalisation l’investissement productif a tendance à influer fortement en faveur de la création d’emplois qualifiés et la montée en compétence des salariés.

*Étude approfondie d’une trentaine de cas d’entreprises ayant relocalisé récemment une partie de leur activité en France, sous la direction de Pascal Faure, directeur général de la Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services.

 

Retrouvez une synthèse de l’étude en vous rendant ici.

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