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Robotisation dans le monde : entre espoirs et risques

La Fédération robotique internationale (IFR) a publié à la fin de l’été son étude annuelle sur l’équipement mondial en robots industriels. Après une année record en 2011, la tendance reste bonne en 2012, mais les perspectives économiques font peser un risque sur les investissements. 

Cet article est la traduction/adaptation d’un article paru en anglais, sur le site de l’International Federation of Robotics, que vous pouvez retrouver ici en version originale.

« L’histoire de réussite des robots industriels va continuer en 2012 et au-delà ». C’est le
sentiment qu’exprime le Dr. Shinsuke Sakakibara, Président de l’IFR (International Federation of Robotics). Malgré la crise, le dirigeant affiche son optimisme : « en dépit de la faible situation de l’économie globale, une nouvelle augmentation des ventes de robots d’environ 9 % jusqu’à 181 000 unités est probable pour l’année 2012 ».

2011, meilleure année pour les robots industriels depuis 1961 :

Selon l’IFR, en 2011, les ventes de robots dans le monde s’est accrue de 38 % jusqu’à 166 028 unités, de loin le meilleur résultat jamais enregistré pour une année. La valeur des transactions réalisées a augmenté de 46 % pour atteindre 8,5 milliards de dollars, un nouveau record. Ce montant n’inclut généralement pas le coût des logiciels, systèmes d’ingénierie ou applications périphériques. En additionnant ces données, la valeur réelle de l’investissement est estimée à 25,5 milliards de dollars

La croissance se poursuit en 2012 dans plus pays

En 2012, les ventes de robots concernent prioritairement les secteur de l’industrie automobile et de l’ électronique, mais un nombre grandissant des commandes de  faible volume est réalisé par d’autres secteurs. En termes géographiques, les principaux moteurs de croissance sont l’Amérique du Nord, la Chine, le Brésil et les pays d’Europe Centrale et Orientale, ainsi que le Japon du fait des dégâts subis par les installations de production pendant la catastrophe du tsunami. Le besoin urgent d’automatisation la production est la première motivation aux Etats-Unis et au Canada. L’offre de robots en République de Corée augmente modérément, résultat des forts investissements des dernières années. En ce qui concerne l’Allemagne, les achats de robots en 2012 devraient presque atteindre le maximum de 2011, tandis qu’en Italie et en Espagne, une baisse des ventes est attendue en raison de la situation de crise.

Explosion du marché chinois

En 2012 la Chine est en passe de devenir le premier marché de robots au monde. Pour atteindre la même « densité robotique » de l’Allemagne ou le Japon, presque un million des robots neufs devront être installés dans l’Empire du Milieu. Pour autant, le rythme d’augmentation important de ces dernières années touche à sa fin, en raison de la situation économique globale et de la fin du cycle d’investissement.

Les pays à fort potentiel 

A fin 2011, seulement 55 robots pour 10 000 employés sont installés dans l’industrie au niveau mondial. La République de Corée, le Japon et l’Allemagne sont les pays les plus automatisés  avec une « densité robotique » qui oscille entre 347 et 261 pour 10 000. Dans la plupart des pays émergents, ce chiffre est bien au-dessous de la moyenne. Le potentiel de croissance est donc encore important : l’ouverture des immenses marchés de consommateurs des BRIC, dans le Sud-Est Asiatique, en Turquie et au Moyen Orient devrait conforter la tendance haussière de la demande. 

Néanmoins, certains risques pèsent sur cette projection : les problèmes financiers des plus grands marchés peuvent réduire la croissance de l’économie globale ou créer une récession. Dans ce cas, la réduction généralisée des investissements impacterait comme les autres ceux liés à la robotique. Pour l’IFR, la tendance àl’automatisation se poursuivrait, mais décalée à une date ultérieure.

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